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Plus de 100 000 signatures : le Nutri-Score obligatoire pourrait changer vos courses en rayon

Une pétition pour rendre le Nutri-Score obligatoire dépasse 100 000 signatures. Ce que ça pourrait changer sur vos étiquettes et en rayon.

Par la rédaction du Reste du frigo · publié le

Une main d'adulte compare deux barquettes de plats préparés dans un rayon de supermarché, caddie en partie visible

Devant deux produits qui se ressemblent, le Nutri-Score vous aide à trancher, quand il est affiché. Or il ne l'est pas partout. Une pétition pour le rendre obligatoire a franchi les 100 000 signatures. Voici ce qu'elle demande, où elle en est, et ce que cela changerait dans votre panier.

En bref

  • Une pétition lancée par quatre scientifiques a recueilli plus de 100 000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale.
  • À 500 000 signatures, la question pourrait être débattue dans l'hémicycle, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui.
  • Les marques qui affichent le Nutri-Score pèsent 60 % du marché, mais plusieurs grands groupes l'ont abandonné après le durcissement du barème.

Le chiffre clé : 100 000, signatures déjà recueillies par la pétition pour un Nutri-Score obligatoire sur les emballages.

Une pétition de quatre scientifiques a dépassé 100 000 signatures

Tout part d'un texte déposé sur le site de l'Assemblée nationale. Il a été lancé par quatre scientifiques et demande une chose simple : que le Nutri-Score devienne obligatoire sur les produits alimentaires.

Le compteur affiche déjà plus de 100 000 signatures. Le cap suivant est à 500 000. Si cette barre est atteinte, la question pourrait faire l'objet d'un débat dans l'hémicycle. Le mot compte : il s'agit d'une possibilité de débat, pas d'une loi votée ni d'une date d'application.

Les défenseurs du dispositif cherchent maintenant à convaincre les pouvoirs publics de son utilité. Voici les repères à retenir.

RepèreCe que disent les faits
InitiativePétition lancée par quatre scientifiques
Signatures actuellesPlus de 100 000
Seuil pour un possible débat500 000 signatures
Poids des marques qui l'affichent60 % du marché

Aujourd'hui, afficher le Nutri-Score reste un choix des marques

Si la pétition existe, c'est que le Nutri-Score n'a rien d'une obligation. Les marques qui l'utilisent représentent 60 % du marché. C'est beaucoup, mais cela veut aussi dire que, d'un rayon à l'autre, vous tombez sur des produits avec repère et des produits sans.

Pour le foyer qui compare, c'est le point sensible. Une cliente interrogée lors d'un reportage en mai résumait son usage ainsi : « Quand on hésite entre deux produits, on va peut-être prendre celui qui nous convient et qui a un score un peu meilleur. » Le repère ne remplace pas la lecture de l'étiquette, mais il sert de tie-break rapide.

Une autre cliente donnait la raison de son soutien à l'obligation : « À l'heure actuelle, il y a beaucoup de choses, on ne sait pas d'où ça vient, donc ce serait bien que ce soit obligatoire. » Le manque de lisibilité, voilà ce qui nourrit la demande.

Le barème durci a poussé plusieurs grands groupes à le retirer

Le barème du Nutri-Score a été durci l'an dernier. Conséquence directe : plusieurs grands groupes ont choisi de ne plus l'afficher. Leur crainte, rapportée dans le reportage, est de voir leurs notes se dégrader.

C'est ce qui rend le sujet concret pour vos courses. Quand une marque retire le repère de ses emballages, vous perdez un point de comparaison, y compris sur des produits que vous achetez depuis des années. Le choix de l'afficher revient à celui qui le fabrique, pas à celui qui l'achète.

C'est précisément ce que l'obligation viserait à changer. Si le Nutri-Score devenait obligatoire, un groupe ne pourrait plus le retirer parce que sa note baisse. Le repère serait là sur l'étiquette, que la note flatte la marque ou non. Les modalités exactes n'ont pas été précisées, et aucune date n'existe à ce stade.

Le créateur du Nutri-Score défend un outil de santé publique

Le professeur Serge Hercberg, créateur du Nutri-Score, a défendu l'outil en mai auprès de France Télévisions. Pour lui, l'enjeu dépasse la simple information en rayon.

« Ça permet, et les études le montrent, d'orienter les choix des consommateurs éclairés vers des aliments de meilleure qualité nutritionnelle et réduire le risque de maladies aussi importantes que l'obésité et certains cancers, les maladies cardiovasculaires ou le diabète. »

Serge Hercberg, créateur du Nutri-Score, à France Télévisions

Son argument tient en une idée : un repère visible oriente le choix vers des produits de meilleure qualité nutritionnelle. C'est ce raisonnement que les signataires veulent faire valoir auprès des pouvoirs publics.

Ce que vous pouvez faire dès votre prochain passage en rayon

Rien ne change du jour au lendemain dans vos rayons. Mais quelques réflexes peuvent déjà servir.

  • Comparez deux produits de même type quand vous hésitez, en vous aidant du score lorsqu'il est affiché.
  • Repérez les produits sans score : leur absence n'est pas un signal en soi, mais elle vous prive d'un point de comparaison.
  • Gardez un oeil sur vos marques habituelles : certaines ont pu retirer le repère après le durcissement du barème.

Si le sujet vous parle, la pétition se signe sur le site de l'Assemblée nationale. Le débat dans l'hémicycle reste suspendu au seuil des 500 000 signatures, et vous avez désormais les chiffres pour suivre où elle en est.

Vos questions

Le Nutri-Score est-il obligatoire aujourd'hui ?

Non, c'est justement ce que demande la pétition. Les marques qui l'utilisent représentent 60 % du marché, mais le choix de l'afficher leur revient.

Que se passe-t-il à 500 000 signatures ?

La question pourrait faire l'objet d'un débat dans l'hémicycle. Ce n'est pas un vote ni une loi, et aucune date n'est annoncée. La pétition en est pour l'instant à plus de 100 000 signatures.

Pourquoi certaines marques n'affichent-elles plus le Nutri-Score ?

Le barème a été durci l'an dernier. Plusieurs grands groupes ont choisi de l'abandonner par crainte d'une dégradation de leurs notes.

Sources : franceinfo.